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Contre les droits syndicaux, les salariés livrés au patron par referendum

Ils n’ont que le mot « dialogue social » à la bouche. Mais ils ne prennent que des mesures qui vont contre ledit « dialogue social ».

Déjà, lors de l’ANI du 11 janvier 2013, ils l’avaient signé, reconnu et transformé en loi alors qu’il n’était soutenu que par une minorité de syndicats.

Déjà le 21 novembre 2014, ils ont supprimé les élections prud’homales  qui étaient un lien rare et privilégié entre les salariés et leurs tribunaux du travail.

Déjà dans les lois Macron du 7 août 2015 et Rebsamen du 17 août 2015, ils ont diminué tous les moyens d’information, de réunion, d’action des institutions représentatives du personnel, et des syndicats.

Comme ils voulaient donner la priorité aux accords d’entreprise « dérogatoires » à la loi, ils ont expressément souligné que ceux-ci ne pourraient être mis en œuvre qu’avec des syndicats majoritaires. C’est à dire avec des syndicats obtenant plus de 50 % des voix des salariés des entreprises concernées.

Mais quand chez Smart Daimler, à Hambach, en Moselle, entreprise prospère, les actionnaires et le patron ont voulu imposer, sous chantage à l’emploi, par référendum, « 39 h payées 37 au lieu de 35 h », les partisans du « dialogue social » n’ont rien dit. Le « referendum » patronal a été difficile puisque 62 % des ouvriers ont voté « contre » mais 56 % du total des salariés avec les cadres, a voté « pour ».

La loi prévoyait que c’était les syndicats majoritaires qui décidaient de « l’accord » : avec plus de 50 % des voix ils ont décidé de ne pas accepter. Mais la direction Smart a fait quand même fait signer un par un, des nouveaux contrats : ce fut une forme de chantage terroriste à l’emploi : « Ils nous ont expliqué que si 75 % des salariés n’avaient pas signé leur avenant, un plan social serait lancé, l’usine fermerait et la production de la quatrième version de la Fortwo serait délocalisée en 2018 à Novo Mesto, en Slovénie, où le groupe produit déjà la Smart Forfour ». 90 % des salariés ont été obligés de signer ce contrat « de gré à gré » hors état de droit. Les défenseurs du « dialogue social » n’ont rien dit.

A la FNAC les syndicats majoritaires ont refusé un « accord » dérogatoire pour travailler le dimanche. Alors les partisans du « dialogue social » modifient la loi pour contourner cette volonté syndicale : ils proposent de rendre légaux, des « referendums » qui seraient initiés par les syndicats minoritaires à 30 % afin qu’ils puissent remettre en cause le refus de signature des syndicats qui pèsent 50 % et qui ne veulent pas travailler le dimanche !

On a du mal le croire, mais oui, ce cynisme-là existe et est au pouvoir. Quand la règle ne va pas dans ton sens, tu la changes. Quant elle te gène encore, tu la changes encore. Pendant deux mois ils nous baladent avec des « grands » principes de la « déchéance de nationalité » pour une République identitaire et en matière de « dialogue social »,  ils bidouillent sans principe comme dans une République bananière.

Pareil pour la dégressivité des allocations dues par l’assurance chômage : ils avaient toujours dit qu’il n’en était pas question. Mais le patronat l’exige contre  les syndicats qui s‘y opposent majoritairement. Les partisans du « dialogue social » et en l’occurrence Myriam El Khomri, ministre du travail, affirment  que si « les partenaires » ne se mettent pas d’accord, elle se passera de majorité et l’appliquera. Pourquoi le patronat négocierait il un accord, si en refusant, il est certain que la loi lui donnera raison ? Pourquoi leurrer tout le monde et les syndicats en clamant que le contrat l’emportera sur la loi et comme un bonneteau  sortir la loi qui vous arrange contre le contrat ?

Gérard Filoche (chronique « au boulot » n°277 à lire chaque semaine dans chaque Humanité Dimanche)

Source: filoche.net

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